Quelques points saillants du Rassemblement National Étudiant
Les différentes associations universitaires du Québec se sont réunis à Trois-Rivières au cours de la fin de semaine du 1er et 2 décembre. Après de longues tergiversations et discussions, les étudiants se sont entendus sur plusieurs points que voici:
Bilan de la grève de 2012 : stratégies à retenir et revendications
Que le RNÉ affirme que c’est par l’éducation populaire, la diffusion de matériel d’information et la mobilisation de masse au sein d’organisations syndicales combatives et démocratiques – c’est-à-dire fonctionnant sous le contrôle direct des membres et où l’assemblée générale est l’instance suprême – qu’il est possible de construire un rapport de force face à l’État et à l’élite économique;
Que le RNÉ considère que la grève générale illimitée a été nécessaire à la construction d’un des plus grands mouvements sociaux des quarante dernières années au Québec et ce, même si une diversité de tactiques peuvent être employées au fur et à mesure selon l’évolution de la conjoncture politique.
Que le RNÉ considère que la solidarité inter-associations locales a été déterminante dans l’élaboration du mouvement de grève générale illimité et dans l’application des mandats de grève.
Que le RNÉ condamne la judiciarisation perfide qu’a connu le mouvement étudiant lors de la grève générale illimitée de 2012, notamment par le biais des injonctions et de la répression policière et autres services de sécurité;
Que le RNÉ condamne les mesures répressives qu’emploient actuellement l’État et les différentes administrations d’établissements scolaires envers les membres et autres acteurs sympathisants et actrices sympathisantes des différentes associations étudiantes.
Que le RNÉ exige le retrait des charges criminelles et civiles envers tous les arrêtés et toutes les arrêtées de la grève de même que le retrait des charges institutionnelles envers les étudiant-e-s et enseignant-e-s visé-e-s.
Que le RNÉ souligne explicitement les épisodes d’extrême violence du 2 avril 2012 à Alma, du 17 avril 2012 à l’UQO, du 20 avril 2012 au salon du Plan Nord, du 4 mai 2012 à Victoriaville et du 15 mai 2012 au cégep de L-G, l’usage abusif et révoltant de l’organisme paramilitaire étatique qu’estla SQà des fins politiques.

Moyens d’action et stratégies en vue du sommet
Que le RNÉ critique la forme qu’a pris le sommet sur l’enseignement supérieur de 2013, qui empêche un véritable débat sur la mission et les finalités de l’éducation publique qui ne correspondent pas à la revendication d’états-généraux;
Que le RNÉ critique :
• L’absence de temps entre les rencontres pour qu’il y ait une véritable consultation démocratique;
• L’empressement menant au bâclage du processus de recherche;
• La courte durée des interventions allouées aux intervenant-e-s
• Le format « fast-food », « prêt-à-penser » qui est imposé aux présentations, ce qui en dit long sur la vision managériale de l’éducation qu’entretient le MESRTQ;
Que le RNÉ invite les associations locales à se consulter dans leurs assemblées générales à ce sujet;
Que le RNÉ revendique la tenue d’états-généraux, où seraient exclus les acteurs du secteur privé, plutôt que d’un sommet sur l’éducation;
Que le RNÉ invite les associations à faire de la mobilisation, pendant la session
d’automne et d’hiver, en vue d’exprimer notre désaccord face à l’idée d’indexation du PQ et l’idée de l’assurance-qualité, en vue du sommet;
Que le RNÉ invite à une mobilisation locale continue;
Que le RNÉ invite les associations étudiantes, syndicales et communautaires locales à participer à une manifestation nationale (sous aucune bannière d’association nationale) à Montréal lors de la rencontre finale du sommet sur l’éducation supérieur de 2013;
Que cette manifestation ait comme revendication une éducation accessible, émancipatrice, gratuite, libre de toute ingérence des élites économiques et non-discriminatoires;
Que le RNÉ invite les associations locales à se positionner sur une possible escalade des moyens de pression suite au sommet, si les conclusions de ce dernier mènent à l’instauration de l’assurance-qualité; à l’indexation ou au dégel des frais de scolarité; à une perte d’accessibilité ou à une plus grande marchandisation de l’éducation;
Que le RNÉ invite les associations étudiantes à se consulter dans leurs instances face à l’extension de la loi 101 au niveau collégial.